On vous amène prendre le frais à Sillans-la-Cascade, dans le Var

Article par France 3 région sud Écrit par Alexandre Dequidt et ré-édité par Jeff Courtoy.

3 minutes

Loin des plages, le tourisme dans l’arrière-pays varois se développe, accentué par l’effet crise sanitaire. De plus en plus de monde vient visiter chaque année le village varois de Sillans-la-Cascade.

Photo de Jeff Courtoy

Un décor paradisiaque, face à une cascade de 42 mètres de haut. Une plongée vertigineuse dans une vasque bleu émeraude qui attire en été près de 1500 visiteurs par jour. Les touristes viennent de toute la France, ils ont, pour la majorité d’entre eux, choisi de découvrir l’arrière-pays plutôt que le littoral.

  « De voir cette couleur, c’est impressionnant, on n’a pas l’impression d’être en France »

« On cherche la fraîcheur, les cigales et l’arrière-pays » raconte une touriste, « on ne va pas sur la plage avec 100 000 personnes sur la plage, oui » ajoute un couple de retraités.
En contre-bas, après 30 minutes de marche, le bruit de l’eau se fait entendre, et l’on découvre en pleine forêt un décor de carte postale. « De voir cette couleur, c’est impressionnant, on n’a pas l’impression d’être en France. On a l’impression d’être aux Antilles où je ne sais où » lance une touriste impressionnée.

Les enfants d’une famille de touristes jour sur la rivière a côté de la cascade. • © Jeff Courtoy / legrandchene

Le village reprend vie

Dans le village, les terrasses de restaurants sont presque pleines, l’activité quasi-normale pour un mois de juillet avec un taux de remplissage de 80 %. On est bien loin de la période du confinement et même du début du déconfinement, quand l’activité stagnait encore.

Des touristes à la terrasse du restaurant la Gaudinette, chez Léa et Julien au centre de Sillans-la-Cascade, dans le Var. • © Hugues Nicolas / France Télévisions

C’est une clientèle hétéroclite mais dans l’ensemble, on n’a pas trop à se plaindre » affirme Jean-Michel Pavan, restaurateur-barman à Sillans-la-Cascade. Saint-Tropez et les gorges du Verdon ne sont plus les seuls attraits touristiques du Var, aujourd’hui, il faut compter avec l’arrière-pays et ces pépites cachées.

Le conseil du grand chêne

Mon établissement le grand chêne de Sillans étant situé à 2km du centre village, vous avez deux possibilités pour visiter ce haut bijoux du haut Var :

  • Prendre vos vélos et partir du restaurant, parking gratuit, pour une balade de 2km sur la piste cyclable « EV8 », cette dernière passe à 20 mètres du parking et vous emmène directement sur la place de l’école, où se trouve un parking à vélo. Vous pouvez commencer votre marche jusqu’au belvédère de la Cascade ou, passer par le village pour accéder à la vasque et pour un rafraîchissement sur le prolongement vous avez la rivière
  • Venir le matin aux alentours de 10-11h et vous garer sur un des parking payant (compter 2,5€ pour 2h). Le parking de l’école vous emmènera après une marche de 15 min au belvédère de la Cascade, pour une superbe photo instagramable . Et pour une plus longue balade aux alentours de la cascade et le long de la rivière, préférez le parking de la cascade à celui du village car vous serez garé à l’ombre des chênes.

Et bien-sûr le restaurant vous fera un plaisir de vous accueillir pour le repas du midi ☺️. Réservation

Consultez notre carte, l’ardoise change environ tous les 10 jours.

La renaissance de Barjols, ancienne capitale française du cuir

courrierinternational.com | 23 August 2021

Une vue de la commune de Barjols dans le Var, en 2010. PHOTO / NICOLAS THIBAUT / PHOTONONSTOP via AFP

Une femme, vêtue de noir, se tient la tête en bas, le corps contre un arbre. Pendant un moment, on dirait un élément d’une nature morte*. Derrière elle, l’eau d’une cascade rebondit sur des rochers avant de retomber dans un petit lac. Les couleurs font penser aux mers du Sud. Nous sommes pourtant à Barjols, dans la Provence verte. Mémoire de gestes, c’est ainsi que la danseuse Caroline Brotons a intitulé sa performance, une quête des traces du passé ouvrier d’un village où coexistent étrangement paysage enchanteur et ruines postindustrielles.

Si on envoyait un drone filmer au-dessus des rochers, on verrait un village typique de 3 000 habitants du sud de la France niché au milieu des collines de cette Provence verte qui porte bien son nom, les toits en tuiles de terre cuite. Mais surtout on verrait la plaie béante qui s’étale en haut, au-dessus des pieds de la femme à la tête en bas : les décombres de ce qui était jadis la plus grande tannerie de Barjols. Après trente ans d’inoccupation, ce bâtiment de briques et de béton de 17 000 m2 est en ruine. Son démantèlement a commencé au début de l’année, avec maintes précautions.

En bas, à la cascade, les spectateurs ont involontairement fait un cercle autour de la danseuse. Munis d’un casque, ils écoutent un collage sonore réalisé par Radio Grenouille, une station de Marseille. Un homme à l’accent provençal prononcé évoque les tanneurs* de Barjols, leurs gestes, la dureté du travail, la puanteur. “La carnasse*”, c’est ainsi qu’on appelait les résidus que les tanneurs raclaient sur les peaux. “C’était une odeur très particulière. On la sentait quand mon père rentrait à la maison. Quelquefois, tout le village puait comme ça”, rapporte Frank Gorgerin, dernier rejeton de nombreuses générations de tanneurs. Le travail était dur, le salaire correct. La dernière tannerie a fermé en 1983. “Ça nous a fendu le cœur quand ç’a été fini”, confie Frank Gorgerin.

Souvenirs refoulés


Il y a longtemps que c’est fini, mais ce n’est peut-être que maintenant que c’est pour de bon. Un village peut-il faire son deuil ? peut-il se réinventer ? Ce Tivoli français, où la première tannerie a ouvert en 1608 avec autorisation royale et est devenue le bastion de la tannerie française, peut-il se trouver une nouvelle identité ? La “promenade sonore” de Caroline Brotons vise à clore un chapitre terminé depuis longtemps et à en ouvrir un nouveau. Baptisé “Tanneries modes d’emploi”, le projet comporte, outre

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Martina Meister
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Source
“Le Monde”, porte-drapeau des éditions Springer, est une sorte de Figaro à l’allemande. Très complet dans le domaine économique, il est aussi lu pour ses pages concernant le tourisme et l’immobilier. Notamment avec sa rubrique d’analyse,